Variété des paysages et richesse du territoire caractérisent le département du Rhône. Une géographie particulière lui confère un rôle déterminant et stratégique dans les échanges commerciaux...
› Relief
Rhône et Saône constituent un véritable trait d’union entre le Nord et le Sud de l’Europe. Ils sillonnent le département et se rejoignent en aval de la presqu’île lyonnaise.
Navigable sur 310 km, le Rhône prend sa source en Suisse, dans le massif du Saint-Gothard. Il alimente sur son passage les champs captants de Crépieux-Charmy, qui constituent la réserve d’eau potable de l’agglomération lyonnaise.
Son débit est bien plus élevé que celui de la Saône. Cette rivière, reconnue comme l’une des plus longues de France, est alimentée par son affluent montagnard, le Doubs.
Situé au confluent du Rhône et de la Saône, Lyon est un point stratégique pour les échanges du département.
En marge de l’influence du Rhône et de la Saône, le département se caractérise par une diversité de reliefs qui influent sur l’organisation du territoire rhodanien.
Proche du Massif central, le département s’ouvre à l’ouest sur des montagnes et plateaux de roches cristallines. Ces espaces de moyenne montagne du nord du département forment le "Beaujolais vert" ou "Beaujolais des sapins", où se trouve le mont Saint-Rigaud, point culminant du Rhône (1012 m).
Au sud du Pays du Beaujolais se situent les monts de Tarare. Ils sont traversés par les vallées de la Turdine et de l’Azergues, le long desquelles s’est développée l’activité économique dynamisée par la RN7 et par le chemin de fer.
Pays des chênes, hêtres et sapins, les monts du Lyonnais présentent une richesse floristique et faunistique remarquable.
Enfin, plus au sud, séparé des monts du Lyonnais par la Vallée du Gier, le Pilat Rhodanien offre un dernier rempart qui connaît de par sa viticulture une notoriété internationale.
À l’est des monts, contrastant avec les 90 km de paysage escarpé, s’étendent les plaines et les bas plateaux du sillon de la Saône et du Rhône.
› Climat
Le climat est relativement tempéré : l'été assez sec, l'hiver froid mais avec un modeste enneigement.
L’été méditerranéen (mi-juin/mi-août) est marqué par des températures comprises entre 25 et 35°C ; l’hiver continental est caractérisé par un temps froid et les saisons intermédiaires connaissent des oscillations de températures.
La proximité des frontières alpines et les reliefs montagnards de l’ouest influencent le climat. Les températures sont fraîches à l’ouest. Épisodiquement, des vents à dominante nord-sud s’engouffrent dans le couloir rhodanien et le fameux brouillard lyonnais dans les vallées de la Saône et du Rhône
› Population
Premier département de Rhône-Alpes avec 1 578 869 habitants recensés en 1999, le Rhône est aussi le 4e département français en terme de population.
Cette position, qui s’explique largement par le poids de la conurbation lyonnaise, est aussi le reflet de la vitalité économique du département.
L’organisation du territoire tend aujourd’hui à la recherche d’équilibre entre la métropole lyonnaise et les cantons plus éloignés.
L’engouement pour l’habitat en zone périurbaine a conduit le Rhône vers une organisation polycentrique à Lyon et dans les communes limitrophes.
La croissance observée à la charnière des années 90 a surtout profité aux communes rurales qui avaient auparavant accusé des pertes sévères de population avec la chute des industries traditionnelles.
L’Ouest et l’Est lyonnais connaissent alors une augmentation de la population et deviennent des secteurs bien desservis.
Aujourd’hui, la région urbaine de Lyon déborde jusque dans la Loire, dans l’Ain, le Nord-Isère et la Drôme. Dans ces nouveaux espaces, où vivent 3 millions d’habitants, la croissance est particulièrement nette le long des axes de communication.
› Lyon, point central des échanges
Les Rhodaniens sont au centre d’un véritable carrefour d’échanges et de migration à l’échelle internationale.
Avec le développement du réseau routier et la géographie particulière du département, le Rhône, et plus particulièrement Lyon, a concentré tous les projets à vocation nationale et internationale.
Du nord au sud et de l’est à l’ouest, des voies de communication terrestres et aériennes au départ de Lyon assurent des liaisons directes. L’autoroute en provenance de Paris (A6) et de l’est de la France (A31) rejoint celle du soleil (A7).
Le TGV au départ de Lyon est désormais à quelques heures de Paris, Londres, via Lille et la Méditerranée, en attendant d’être relié à Turin.
La gare de Lyon Part-Dieu voit transiter quotidiennement 450 trains de voyageurs et une centaine de trains de marchandises. Elle est l’une des trois gares TGV du Rhône, avec Perrache et la gare TGV de l’aéroport de Lyon Saint Exupéry, où transitent plus de 6 millions de passagers par an.