- Pour quelles tâches ?
En cas de difficultés, passagères ou chroniques, liées à l’âge ou à la maladie, il est possible de se faire aider dans les actes de la vie quotidienne.
On distingue deux types de services proposés :
1. Les services de la vie quotidienne
- Hygiène de la maison : travaux ménagers, collecte et livraison de linge repassé*
- Alimentation : préparation de repas à domicile, Livraison de repas à domicile*, Livraison de courses à domicile*
- Entretien de la maison : petits travaux de jardinage, débroussaillage, Petit bricolage, Entretien et vigilance des résidences principale et secondaire
- Coordination : mise en relation et distribution de services
- Téléassistance et visioassistance.
* À condition que cette prestation soit comprise dans un ensemble d'activités effectuées à domicile.
2. Les services aux personnes âgées, handicapées, ou dépendantes
- À leur domicile : assistance aux personnes âgées (sauf actes médicaux), Assistance aux personnes handicapées (dont interprète en langue des signes, technicien de l'écrit et codeur en langage parlé complété), Garde-malade, Soins esthétique, Soins et promenade d'animaux domestiques (sauf actes vétérinaires et toilettage), Téléassistance et visioassistance
- Dans leurs déplacements : aide à la mobilité et transports*, Accompagnement dans les promenades et les actes de la vie courante, Conduite du véhicule personnel (pour des trajets domicile-travail, en vacances ou pour des démarches administratives)*
*À condition que cette prestation soit comprise dans un ensemble d'activités effectuées à domicile.
› En savoir + : http://www.servicesalapersonne.gouv.fr
- Avec quels avantages financiers ?
- une réduction d'impôt sur le revenu de 50 % des sommes payées dans la limite de 6 000 € par an (ce qui équivaut à une dépense réelle de 12 000 €).
Il existe des plafonds particuliers pour certaines activités : 250 € pour le bricolage, 500 € pour l’assistance informatique et 1 500 € pour le jardinage.
Des majorations sont accordée aux personnes de 65 ans et plus (jusqu’à 7 500 €.) ou pour les personnes invalides ou les parents d’enfant handicapé. Selon la gravité du handicap, le plafond peut atteindre 10 000 €.
Voir le site service.public.fr
- Une exonération des cotisations patronales de Sécurité sociale totale ou partielle pour les personnes répondant à certains critères d’âge, d’ayant droit à charge, de ressources ou de perte d’autonomie (personnes âgées de plus de 70 ans, ou ayant à charge un enfant handicapé, ou titulaire d’une PCH, ou d’une MTP, ou âgées d’au moins 60 ans et obligées de recourir à une tierce personne, ou remplissant les critères de perte d’autonomie prévus par l’article L.232-2 du CASF) ;
- un taux de TVA de 5,5 % si l’organisme qui effectue la prestation est agréé service à la personne (sauf téléassistance soumise à 19,6 %)
› En savoir + : http://www.urssaf.fr et http://www.servicesalapersonne.gouv.fr
- Les différentes structures
Voir la rubrique "Les différentes structures du maintien à domicile"
- L’accompagnement hors du domicile : le dispositif sortir plus
Conçue pour la personne isolée et fragilisée afin de lui permettre de garder un lien social avec l’extérieur, par l’usage du transport accompagné (coiffeur, dentiste, médecin, visite à la famille, loisir, cimetière, banque,….), cette prestation a été initiée en 2004, à titre expérimental dans les départements du Maine et Loire et du Rhône.
Elle concerne les déplacements nécessitant ou non l’utilisation d’un véhicule mais surtout nécessitant la présence d’une tierce personne pour être effectués.
Il s’agit d’un moyen de paiement délivré par une Institution de Retraite Complémentaire qui a conclu un partenariat avec une plate forme de services qui se charge de rechercher l’organisme qui effectuera la prestation.
Dans le département du Rhône le groupe Apicil pilote le dispositif. Vous pouvez appeler au 04 26 23 82 44 (du lundi au vendredi de 9 h à 12 h).
Consulter votre caisse de retraite complémentaire : site agirc-arrco voir dans la rubrique action sociale le transport accompagné.
- Les modes d’accueil alternatif
1. Textes de référence
- Décret n° 2004-231 du 17 mars 2004 relatif à la définition et à l’organisation de l’accueil temporaire des personnes handicapées et des personnes âgées dans certains établissements et services mentionnés au I de l’article L. 312-1 et à l’article L. 314-8 du code de l’action sociale et des familles.
- Article L. 312-1 du CASF (Code de l’Action Sociale et des Familles)
- Circulaire DHOS/O2/DGS/SD5D/DGAS/SD2C/DSS/1A/n° 2002/222 du 16/04/2002 : relative au programme pour les personnes soufrant de la maladie d’Alzheimer et de maladies apparentées, détaillant le cahier des charges d’un accueil de jour ainsi que les modalités de financement de l’hébergement temporaire.
Hébergement temporaire et accueil de jour sont associés :
ils s'adressent aux personnes handicapées de tous âges et aux personnes âgées et consiste en un accueil pour une durée limitée, à temps complet ou partiel, avec ou sans hébergement.
La différence réside donc dans la continuité de l’accueil et l’hébergement pour la nuit. Mais pour tout deux il s’agit d’organiser, pour les personnes aidées ou pour leur entourage des périodes de répit ou de transition.
2. L’accueil de jour
Structure, intégrée ou non à un établissement d’accueil pour personnes âgées ou un hôpital, qui accueille à la journée ou à la demi-journée, des personnes âgées en perte d’autonomie et vivant à domicile.
Elle a pour mission de préserver, maintenir et restaurer l’autonomie de ces personnes et de leur permettre de vivre à domicile dans les meilleures conditions possibles, tout en soulageant l’entourage familial ou les aidants habituels.
3. L’hébergement temporaire
Il s’agit d’un accueil limité dans le temps qui s’adresse aux personnes âgées dont le maintien à domicile est rendu impossible suite à une situation difficile : isolement, absence de l’entourage professionnel habituellement présent, période d’absence de la famille, travaux dans le logement…
Il peut être aussi le premier pas vers l’entrée définitive en établissement, ou servir de transition pour un retour à domicile suie à une hospitalisation. Il ne peut pas tenir lieu de convalescence suite à une période de soins en milieu hospitalier.
- L’accompagnement social : les visites à domicile
Le maintien de relations sociales pour les personnes âgées isolées ou confinées à leur domicile est essentiel pour assurer une bonne santé physique et mentale.
De nombreuses associations se sont organisées en réseaux et proposent des visites à domicile, effectuées par des bénévoles, pour partager des moments de convivialité autour d’un livre, d’un jeu de société ou d’une tasse de café.
› En savoir + :
- La Croix Rouge Française
- Les Petits Frères des Pauvres
- L’annuaire des associations du Rhône
De nombreuses mairies ou CCAS (centre communal d’action sociale) proposent un service de bénévoles « visiteurs à domicile ». Renseignez vous auprès de votre commune.
- L’accompagnement d’un parent âgé : le rôle de la famille ou de l’aidant familial
Même si de nombreux services existent et interviennent au domicile des personnes âgées, le premier aidant est la famille : conjoint, enfant, frère ou sœur.
La solidarité familiale et intergénérationnelle s’exerce en premier lieu. Elle est aujourd’hui reconnue et soutenue par les pouvoirs publics.
Pour en savoir plus commander le "guide de l'aidant familial" 3ème édition 2011 auprès de la Documentation Française au prix de 8 €
- Groupes de parole
Ce sont des lieux, animés par un professionnel de l’aide et de l’écoute, où des personnes peuvent échanger à propos des difficultés qu’elles rencontrent dans leur vie quotidienne, privée ou professionnelle.
Ils permettent de réunir entre eux soit :
- des malades qui souhaitent s’exprimer sur leur maladie,
- des familles qui aident un malade, un conjoint en difficulté ou un parent âgé,
- des professionnels confrontés à des situations difficiles dans l’exercice de leur métier.
Ils sont l’occasion de développer une entraide entre les participants, de partager des expériences, d’échanger des savoir-faire ou savoir-être, d’éviter l’isolement social.
Ils permettent aux participants de réfléchir à leur comportement et de se poser des questions, d’évacuer des sentiments, des émotions ou des souffrances qui peuvent dériver vers des actes de maltraitance.
› En savoir + :
- CARSAT RA – groupe d’aide aux aidants professionnels ou familiaux
- Le centre régional de prévention
- Les associations de malades. Consulter l’annuaire des associations du Rhône























