Talents du Rhône 2026 : découvrez les 13 talents !

Publié le 07.09.2026

L’agriculture rhodanienne est avant tout une aventure humaine, portée par des professionnels passionnés qui contribuent chaque jour à la vitalité de notre territoire.  Cette année encore, le Département du Rhône met en lumière 13 Talents, un dans chacun de ses cantons. Découvrez sur cette page les Talents du Rhône 2026 !

Emmanuel Allasia | "Le chocolat de poche" à Anse, canton de Anse

Chocolatier artisanal

Son parcours

Enfant gourmand et ingénieux, Emmanuel a eu un jour l’idée du siècle. Afin de soustraire ses tablettes de chocolat du regard des envieux, il pense à les dissimuler parmi les livres de sa bibliothèque… jusqu’à créer de fausses couvertures. Quelques années plus tard, diplômé d’une école de commerce, il pousse le concept plus loin et crée un chocolat dont l’emballage imite l’objet livre. De quoi dévorer... et lire.

« Offrir des mots chocolatés comme on offre des fleurs »

En 2019, la première chocolaterie artisanale à associer cacao et littérature - Le Chocolat de Poche - est née. Devant les difficultés à convaincre les fournisseurs de chocolat français du bien-fondé de son entreprise, Emmanuel devient chocolatier autodidacte. Il s’entoure de chocolatiers professionnels, réalise les investissements nécessaires pour mener à bien son projet. Le concept rencontre vite son public composé tant de gourmands que d’amoureux des mots. « Offrir des mots chocolatés comme on offre des fleurs », c’est le mantra qui anime désormais Emmanuel.

Ses produits

Dans sa boutique, ses recettes de chocolats bio, associées à une oeuvre picturale et à un texte (extrait littéraire, évocation, poème), habillent les étals. Chaque produit renferme une tablette de chocolat assortie d’un peu de lecture, raconte une histoire, porte un message et fait dialoguer les sens. De quoi ravir le palais et l’esprit. La chocolaterie d’Emmanuel fabrique plus de 12 tonnes par an de tablettes qui s’exportent aux quatre coins du monde ! Sa particularité : créer « un objet sophistiqué qui conjugue une saveur et un univers culturel ». Par exemple, le chocolat noir aux éclats d’amandes et de pralines roses bio conte l’histoire du tableau de Van Gogh L’amandier en fleurs… L’opportunité de faire (re)découvrir la correspondance du peintre batave tout en dégustant un carré de chocolat.

En savoir plus sur ce talent : 1791 Avenue de l’Europe, Anse 69480 | 04 74 06 21 65 | www.lechocolatdepoche.com | Facebook | Instagram 


Richard et Ophélie AUCLAIR | « Les Petits Gueulards » à Dracé, canton de Belleville-en-Beaujolais

Producteurs de viande bovine et boucherie à la ferme

Leur parcours

Richard est tombé dedans petit. Agriculteur dans l’âme, il a d’abord travaillé pendant 15 ans comme boucher dans une grande surface. En 2017, après le départ à la retraite de sa maman, il reprend l’exploitation et se lance
à son compte. « Je suis boucher, agriculteur et éleveur. Allier l’élevage à la boucherie, c’est une vocation ». Sa plus grande fierté : perpétuer l’élevage familial, avec sa femme Ophélie, ancienne aide-soignante qui a tout lâché
pour l’accompagner sur la partie administrative et communication de l’exploitation.

Bien-être animal et viande de qualité

Aujourd’hui, environ 200 charolaises (une centaine de vêlages par an) broutent d’un pré à l’autre, toujours là où l’herbe est la meilleure et la température la mieux adaptée afin d’assurer le bien-être animal cher à l’agriculteur et une viande de qualité. Cédric, le frère de Richard, fait lui aussi partie de l’aventure. Il s’occupe des cultures qui nourrissent le cheptel. Au fait, pourquoi Les Petits Gueulards ? « C’est en référence aux petits veaux des Monts du Lyonnais qui pleurent lorsqu’ils sont séparés de leur maman. Un clin d’oeil à nos caractères aussi », sourit Ophélie !

Leurs produits

De la production à la découpe, tout est réalisé sur place chez Les Petits Gueulards. « C’est nous qui désossons, on peut donc répondre à toute demande. Ce que l’on veut avant tout, c’est faire plaisir aux consommateurs », insiste Richard. Dans le laboratoire, de longues listes de commandes : restaurateurs, particuliers… De la viande mais aussi des assiettes de charcuterie, des terrines ou encore des têtes de veaux... Toute la production est commercialisée sur place.

Et pour les clients qui n’auraient pas le temps de passer à la boucherie ouverte les vendredis et samedis, un distributeur réfrigéré (alimenté 7j/7, 24h/24) propose saucisses, côtes de boeuf, escalopes de veaux ou saucissons... Produits que le client peut réserver avant de se déplacer. « C’est un tel succès que l’on va installer un distributeur plus grand », se réjouit l’agriculteur.

 En savoir plus sur ce talent : 775 Route des Tillerets, Dracé 69220 | 04 74 09 82 51 |  lespetitsgueulards@gmail.com | Facebook | Instagram


Florent Astulfoni | "Astulfoni production" à Vourles, canton de Brignais

Maraîcher et producteur de fruits

Florent, 31 ans, casquette vissée sur la tête a toujours le sourire et l’air jovial. Après, avoir fait du maraîchage, une dizaine d’exploitations, il crée la sienne en mars 2023, à Vourles. « J’aime travailler en extérieur. Ce qui me motive c’est d’aboutir à des produits de qualité, de travailler en accord avec mes valeurs sociales, environnementales et de m’intégrer dans une dynamique de territoire saine et valorisante pour moi et la collectivité. » À ses côtés pour l’aider un salarié « sans qui rien ne serait possible ».

« Tenter de nouvelles choses »

Florent ne manque pas d’idées pour que ses produits soient toujours meilleurs. « J’aime innover, tenter des choses et fournir aux restaurateurs des produits atypiques », explique le jeune maraîcher. Il travaille avec de l’engrais organique local, du fumier de cheval composté de Brignais. « C’est très important pour moi de diversifier les cultures, de proposer une grande variété de produits, le tout dans le respect des saisons et de la pérennité du cadre naturel qui m’entoure. »

Son exploitation comprend un hectare de cerisiers, deux de pommiers et deux cultivés en maraîchage et petits fruits. « J’ai récupéré la partie arboriculture de mon prédécesseur Phillipe Dumont sur les coings, les pommes, les poires et les cerises. » En parallèle, il pratique un maraîchage diversifié et propose sur son étal « courgettes, épinards, radis, artichauts, salades et cerises. » Son produit coup de coeur ? « Sans hésiter, mes fraises ! ». Florent en cultive différentes variétés authentiques : la Mara des Bois, par exemple, ou d’autres moins connues. Sa fierté ? Son implication pour la diversité. « Sur l’exploitation, j’ai réalisé l’implantation de haies, de nichoirs et de perchoirs pour la biodiversité en partenariat avec la LPO et la CCVG. J’ai également mis en place un verger (cerises) pâturé afin de réduire le temps de travail et valoriser les parcelles », détaille-t-il.

En savoir plus sur ce talent : Chemin de Bois Vert, 69870 Vourles | 06 29 72 49 03 | Courriel | Facebook | Instagram 


Marc Sublet-Garin | "Le marché des Tuileries" à Genas, canton de Genas

Maraîcher et producteur de fruits

Son parcours

Dans la cour de l’exploitation, des tracteurs de tous âges. « Mes grands-parents se sont installés en 1950 puis les membres de la famille y ont pris goût », sourit Marc. Ses parents, ses oncles et tantes travaillent tous la terre ! « J’ai choisi de faire à mon tour ce métier parce que cela m’a toujours plu », explique le maraîcher et céréalier.

De charpentier à maraîcher

Pourtant, Marc ne se lance pas immédiatement comme agriculteur. Il choisit d’abord de travailler en menuiserie, puis comme charpentier. En 2023, il décide de reprendre l’exploitation familiale. Il s’y installe en février 2025. Son père l’aide à la préparation des légumes pour la vente, sa mère gère l’administratif et le magasin. « Être dehors, dans la nature, c’est que je j’aime ». Sa fierté ? « Semer, entretenir les plantes et récolter le meilleur de ce qu’elles peuvent nous donner ». Marc a des idées et des projets pour développer son activité. « Mais je veux d’abord être certain de la viabilité de que ce j’ai lancé il y a seulement un an et demi. »

Ses produits

« Les légumes ici, c’est toute l’année grâce aux serres tunnels », se félicite-t-il. Au printemps, place aux variétés de tomates, aubergines, melons, carottes... « L’hiver, je produis des poireaux, des brocolis, des courgettes ou encore des pommes de terre », détaille-t-il. Mais l’une de ses spécialités reste la production de cardons : « Il y a une grosse attente des clients. Cela fait partie des traditions familiales des fêtes de fin d’année. Mais c’est très long à préparer ! » Alors, pour satisfaire sa clientèle, il les cultive, les prépare et les vend en bocaux dans son magasin, tout juste rénové.

« Coulis de tomates, caviar d’aubergine, veloutés de saisons… je propose aussi de nombreux produits que je fais mettre en conserve à Sainte-Consorce ». Et, comme pour boucler la boucle, Marc propose des idées de recettes sur ses réseaux sociaux pour sublimer sa production.

En savoir plus sur ce talent : 6 Rue des Tuileries, Genas 69740 | Facebook 


Julien Duperray "À l'ombre des planches" à Salles-Arbuissonnas-en-Beaujolais, canton de Gleizé

Héliciculteur

Son parcours

Julien a travaillé pendant 16 ans dans le social avant de se reconvertir suite à son envie de transition vers l’agriculture. « En 2022 après avoir validé mon diplôme agricole en VAE, j’ai suivi une formation à l’héliciculture au Lycée agricole de la Motte-Servolex et réalisé des stages chez d’autres producteurs », détaille l’entrepreneur qui a toujours vécu et travaillé dans le Rhône.

Éleveur d’escargots : un travail d’équipe

Le volume de production est calibré pour travailler seul mais l’élevage d’escargots à une particularité : une part importante du travail est à réaliser sur une période très courte d’octobre à décembre ! « Heureusement, je peux compter sur le soutien de ma compagne qui m’aide pour la transformation de fin d’année, la préparation de commandes et les ventes à la ferme. »

Ses produits

150 000 à 180 000 Gros-Gris sont vendus chaque année. Julien les décline en bocaux ou en surgelés. « Je veille à la qualité des matières premières utilisées, particulièrement le beurre, exclusivement du beurre de la laiterie d’Étrez ». Son produit phare ? « Les fromentines. Un escargot au beurre persillé dans une coque en biscuit. C’est LE produit avec un bon équilibre qui permet de manger de l’escargot à l’apéritif, avec les doigts. » Pour partager et faire découvrir ses produits, expliquer le fonctionnement de son élevage, Julien aime particulièrement la vente directe.
« Un agriculteur se doit d’ouvrir ses portes et de faire passer le message que l’agriculture est nécessaire, mais aussi qu’elle se doit d’être respectueuse de son environnement ». Son objectif sur chaque marché : « Parvenir à faire goûter et aimer l’escargot à des gens qui n’en ont jamais mangé ou qui en gardent un mauvais souvenir ! »

En savoir plus sur ce talent : 32 Ch. des Sarments, Salles-Arbuissonnas-en-Beaujolais, 69460 | 07 69 50 83 30 | Courriel | Facebook | Instagram


Aurélien Blein | "Les Trésors de la Nature" à Saint-Laurent-de-Chamousset, canton de l'Arbresle

Producteur de viandes porcines, bovines et de volailles

Son parcours

Aurélien, 27 ans a grandi au milieu des champs de blé entouré de ses parents et de ses oncles. Deux ans après son apprentissage en 2017, il devient salarié. Aujourd’hui, il travaille en famille aves ses parents et ses soeurs. « J’ai toujours baigné dans cet environnement et j’ai fait des études pour évoluer dans ce milieu. J’adore travailler avec le vivant, être dehors », explique-t-il. « Ambitieux et volontaire, je me suis installé à mon compte en janvier 2024. »

« Fier de nourrir la population locale »

Aurélien peut compter sur le soutien de ses proches. « Ma mère et ma soeur préparent le camion pour les marchés. Mon père découpe les veaux et les vaches », détaille Aurélien. « Je suis fier de nourrir la population locale et de participer à l’entretien des paysages. Chaque saison apporte sa singularité et j’aime cela ».

Ses produits

Les Trésors de la Nature, ce sont 110 hectares de terres sur lesquels Aurélien développe son exploitation de volailles, de canards, de pintades, de viandes porcine et bovine. « Chaque année nous produisons 150 tonnes de céréales pour nourrir nos animaux. Nous avons des charolaises et des montbéliardes », souligne-t-il. « Nous avons aussi environ 50 naissances de veaux par an. » Tout est transformé sur place dans son laboratoire. Aidé par sa maman, Aurélien fabrique une grande gamme de produits « comme avant », sourit-il. Dans une grande chambre froide, des saucissons secs attendent pour être vendus sur les prochains marchés. « Nous avons aussi des terrines, des poulets prêts à être cuisinés ou encore la tête roulée de cochon, notre spécialité, à déguster à l’apéritif par exemple. Les enfants de la fanfare du village en raffolent aussi ! »

Cinq fois par semaine, Aurélien vend sa production sur les marchés locaux. Des restaurateurs, des épiceries et des magasins de producteurs profitent également des Trésors de la Nature.

En savoir plus sur ce talent : 1108 route du Salvêtre, Saint-Laurent-de-Chamousset, 69930 | 04 74 26 50 40 | Courriel | Facebook 


Florian et Mathis Marcon | "Au champ du coq" à Soucieu-en-Jarrest, canton de Mornant

Maraîcher et producteurs de fruits

Leur parcours

Mathis, 24 ans, est titulaire d’un Bac pro Gestion des milieux naturels et de la faune. Florian, 28 ans, a quant à lui, obtenu un BTS agricole en Production horticole. Ils représentent, non sans fierté, la quatrième génération d’arboriculteurs-maraîchers au sein de la ferme familiale à Soucieu-en-Jarrest. En 2019, ils s’associent afin de poursuivre l’aventure. Contribuer à son développement leur a semblé une suite naturelle. « On baigne dans le milieu agricole depuis toujours. On pourrait presque dire que l’on monte sur des tracteurs depuis la naissance ».

« Un métier passion qui a du sens »

Cette transmission familiale constitue pour les deux frères une véritable richesse et leur permet d’être au plus près de la nature, tout en donnant du sens à leur travail. « Nous maîtrisons toute la chaîne, de la production jusqu’à la vente directe, ce qui nous permet de proposer des produits de qualité tout en développant un lien privilégié avec nos clients. Quand l’un s’occupe de la production, l’autre assure la partie vente. C’est un métier passion ! ».

Leurs produits

Mathis et Florian cultivent une large gamme de produits locaux - fruits et légumes - toute l’année. Leur exploitation s’étend sur 60 hectares cultivés en rotation avec des céréales et des engrais verts afin de préserver naturellement la fertilité des sols. Leurs produits emblématiques : la fraise de pleine terre et la pêche de vignes, reconnues pour leurs qualités gustatives. Leur fierté ? « Participer à nourrir la population ». Dans cet esprit, ils organisent en septembre, depuis 7 ans, la Fête de la Patate. « Un moment mémorable, parrainé cette année par Sébastien Chabal, qui met à l’honneur ce qui nous rassemble : l’agriculture, la jeunesse, le partage et la convivialité, symboles de notre engagement ». Objectifs : faire découvrir leur métier, valoriser des producteurs, rapprocher les consommateurs de leur agriculture locale, le tout dans une ambiance festive !

En savoir plus sur ces talents :  8 route du Coq Gaulois, Soucieu-en-Jarrest, 69510 | 06 51 15 13 88 | Courriel | Facebook | Instagram 


Théo Danon La ferme du gone Danon à Chaponnay, canton de Saint-Symphorien d'Ozon

Ferme pédagogique, producteur et éleveur

Au volant de son tracteur, le visage encore enfantin, Théo, 22 ans, ne pouvait qu’évoluer dans le milieu agricole. Ses grands-parents, puis ses parents lui ont transmis la passion, notamment de l’élevage. En 2024, il fonde son exploitation et travaille en partenariat avec la ferme familiale dirigée par son papa, Patrick. Titulaire d’un Bac professionnel agricole, Théo a choisi de s’installer à son compte en reprenant une exploitation voisine de 30 hectares « avec la volonté de faire évoluer les pratiques vers une agriculture moderne et responsable. »

« Faire découvrir l’élevage »

Aujourd’hui, sa plus grande fierté c’est « de voir la joie des enfants ». À bord de petits wagonnets tirés par son tracteur, Théo les emmène à la découverte de sa ferme pédagogique et itinérante. « J’ai commencé à 10 ans avec deux poules et deux cochons. Puis j’ai eu des ânes, des vaches Highlands, des moutons...», sourit-il. « Écoles, maisons de retraite, kermesses, foires, marchés, fêtes familiales ou Noël d’entreprises, grâce à des enclos portatifs, les animaux s’invitent aussi chez vous pour des animations ! », se réjouit-il.

Ses produits

Céréales, lentilles, courges... le jeune homme cultive 150 hectares partagés avec son père.
« Nous produisons environ 7 tonnes de lentilles vertes bio et 10 de courges par an ». Ces produits sont vendus directement à la ferme à l’occasion de marchés mensuels de producteurs et sur les marchés locaux. Son coup de coeur ? « Les courges non comestibles qui permettent d’animer des ateliers enfants pour Halloween. » Mais c’est une légumineuse qui tient la vedette : la lentille. « On la cultive depuis 6 ans, nos clients l’adorent ! ». Comme sa farine de blé locale Les grains d’Ozon. Théo souhaite développer encore davantage sa ferme pédagogique et la reproduction d’animaux destinés à d’autres fermes. Agriculture responsable, respect de la nature, bien-être animal, partage et proximité sont les mots d’ordre qui guident ce gone agriculteur novateur.

En savoir plus sur ce talent : 65 Rte de Valencin, Saint-Pierre-de-Chandieu 69780 | 06 49 20 02 56 | Site internet | Courriel |  Facebook | Instagram 


Coin de fermes à Tarare, canton de Tarare

Magasin de producteurs

Leur parcours

Coin de fermes, ce sont 10 associés, tous producteurs, réunis au sein d’une même boutique. Du mercredi au samedi, à tour de rôle, ils travaillent dans le magasin, épaulés par une salariée à plein temps. Tous se sont formés pour apprendre à commercialiser leurs produits, mais aussi ceux des autres agriculteurs.

La recette : ambiance conviviale et prix attractifs

La recette de la boutique ouverte en 2014 : une ambiance chaleureuse et un accueil convivial. « Les gens sont vraiment heureux de pouvoir acheter local et puis nous sommes un groupe très solidaire », explique Olivier Chavant, viticulteur et associé de Coin de Fermes. « Les consommateurs aiment mettre un visage sur les produits qu’ils achètent. » Le pari de la proximité fonctionne ! Aujourd’hui les associés développent même la vente à emporter en proposant, pour le déjeuner, des « plats faits maison » aux salariés du secteur.

Leurs produits

Sur les étals de Coin de fermes, c’est toute la richesse et la diversité agricole du Rhône qui s’expose : une grande variété de fromages, de fruits, des oeufs et des produits laitiers. Mais aussi du vin, des jus de fruits, un riche rayon boucherie où les consommateurs trouvent lapins, volailles, agneaux, charcuterie, viande de porc et viande de boeuf. Une offre complétée par l’apport de producteurs non-associés. « Cela nous permet de proposer un panel de produits encore plus large ». En rayon, on trouve même des produits d’hygiène, comme des savons.
Tous les produits vendus sont cultivés à moins de 80 km à vol d’oiseau, sans OGM et/ou en agriculture biologique. Le leitmotiv : le respect des saisons. « Parfois les clients s’étonnent de ne pas trouver certains légumes en rayon », précise Olivier. « C’est l’occasion de leur rappeler le rythme des saisons », sourit-il avec pédagogie.

En savoir plus sur ces talents : 1 Av. Edouard Herriot, Tarare 69170 | 04 74 63 02 90 | Facebook


Julien Sapin | "La ferme du Suchet" à Poule les Écharmeaux, canton de Thizy Les Bourgs

Producteur de viande bovine

Son parcours

Une réconfortante odeur de madeleines faites maison par la grand-mère de Julien embaume la stabulation dès les premières heures de la journée. La ferme du Suchet, c’est une histoire de famille. « Mes grands-parents, mes parents étaient agriculteurs », explique, non san émotion, l’éleveur installé en GAEC depuis 2021 après quelques années à travailler comme conducteur d’engins agricoles. En 2022, son père part à la retraite. Si aujourd’hui il travaille seul, le jeune agriculteur sait qu’il peut compter sur l’entourage familial qui habite sur place.

« Transmettre, partager ma passion »

Faire perdurer et améliorer ce que sa famille a créé sont les principales motivations de Julien. « Élever mon fils au grand air et vivre avec lui les plaisirs simples de la campagne est une joie quotidienne », insiste-il. Régulièrement, à l’occasion de journées portes ouvertes l’agriculteur en profite pour « transmettre et partager sa passion ».

Ses produits

Dans les prairies de l’exploitation, 180 bêtes, en majorité des parthenaises. Sa grande fierté ! « Des vaches élevées principalement à l’herbe et avec le plus grand soin. Elles donnent un bon rendement », explique l’éleveur qui a arrêté les vaches laitières. Ses bêtes sont principalement vendues au marché de Saint-Christophe. Quelques-unes partent chez des négociants, d’autres chez des bouchers. Beefsteaks, rosbeef, entrecôtes, faux-filets, rumsteaks, bourguignon... il propose aussi des caissettes en vente directe, notamment pour les barbecues estivaux !

Très attaché à proposer un produit de valeur et de qualité, Julien cherche avant tout « la satisfaction de ses clients. » Selon lui, il faut « du respect pour la terre qui nous permet de travailler, tout comme pour les animaux qu’on élève, mais également la volonté de contribuer à la vie locale. » Son quotidien, soumis aux aléas climatiques et sanitaires, impliquent des leitmotivs : « travail, engagement, responsabilité et persévérance ».

En savoir plus sur ce talent : Le Suchet, Poule-les-Écharmeaux, 69870 | 06 83 14 98 45 | Courriel | Facebook | Instagram


Philippe Nicolas "Nicolas le Pâtissier" à Villefranche-sur-Saône, canton de Villefranche-sur-Saône

Artisan boulanger pâtissier 

Son parcours

Il donne envie de créer les pâtisseries les plus folles ! Philippe, dit Nicolas le Pâtissier invente et fabrique des gâteaux depuis 40 ans. En 1998, il ouvre sa première boutique à Villefranche-sur-Saône et y installe son atelier. Difficile de résister aux douceurs exposées derrière ses vitrines et aux effluves de chocolat tout juste fondu. En 2007, à quelques centaines de mètres de là, un deuxième magasin voit le jour, tenu par sa femme. En plus de ces deux points de ventes, Philippe et Christelle sont présents sur les marchés les vendredi, samedi et dimanche. Son métier, il l’exerce avec passion entouré d’une équipe de dix personnes toutes aussi joyeuses et créatives que lui !

« Garder un esprit ludique »

Son père était boucher charcutier. « Travailler le goût, le vrai, le bon. J’ai grandi avec cette exigence », souligne-t-il. Une ligne de conduite qu’il continue d’appliquer pour ses pâtisseries et ses pains. « Garder un esprit ludique en travaillant, c’est très important ! »

Ses produits

Sa devise : « Surtout pas de tout-prêt ». Pâtisserie, macarons, viennoiseries, pain et ses nombreuses déclinaisons, glaces, sorbets, chocolats de Pâques ou de Noël, sandwichs et autres mets salés... tout est fabriqué sur place. « Il y a de quoi se faire plaisir toute l’année ». Comme les lunettes à la confiture de framboise. « Un produit signature ! Elles sont identiques à la forme de mes lunettes », s’amuse-t-il ! Pour confectionner ses produits faits maison Philippe s’approvisionne principalement sur le marché de Villefranche-sur-Saône en fruits et légumes.

Entre la création d’une pièce montée et d’un number cake, il trouve même le temps de partager ses recettes sur les réseaux sociaux. Des conseils de professionnels, des astuces grâce à des vidéos d’une minute. Recettes de brioche, de mousse au chocolat et même ses lunettes signature, Nicolas le Pâtissier en poste environ 16 par mois.
Il compte aujourd’hui plus de 300 000 abonnés.

En savoir plus sur ce talent : 99 Rue d’Anse, Villefranche-sur-Saône 69400 et Instinct Gourmand 1 rue Nationale Villefranche-sur-Saône, 69400 | 04 74 65 27 69 et 04 74 65 13 78 | Site internet | Courriel | Facebook | Instagram 


Sophie et David Mille, Lucas Ressagaire "La Maison Mille" à Vaugneray, canton de Vaugneray

Maraîchers et producteurs de fruits

Leurs parcours

Pour Sophie et David, l’agriculture c’est une passion familiale. Ils ont tous les deux grandi au milieu des champs à Courzieu pour Sophie, à Vaugneray pour David. « Le choix de reprendre l’exploitation familiale s’est fait naturellement, j’ai toujours aimé mon travail », affiche souriant David. Sophie, comptable, a rejoint l’aventure en 2012 en tant que conjointe, collaboratrice, puis depuis 2021 comme associée. « J’aide à la préparation et à la vente sur les marchés et j’assure tout le volet administratif », explique la maman de trois enfants.

L’énergie d’une équipe

En janvier 2026, Lucas, 21 ans a rejoint La Maison Mille comme associé, ses études agricoles terminées. « Cela faisait déjà un moment que j’y travaillais. Je m’occupe de la plantation, de la taille, de l’entretien ou encore de la gestion des saisonniers. » Le joyeux trio plein d’énergie peut aussi compter « de temps en temps », sourit David, sur le soutien et l’aide des parents.

En savoir plus sur ce talent : Le Moulin, Vaugneray 69670 | Instagram


Clément Triboulet et Bertrand Seneclauze Distillerie Chênaie à Sainte Paule, canton de Val d'Oingt

Distillateurs et producteurs de whisky et de fines

Leurs parcours

Clément et Bertrand sont amis d’enfance. Ils ont grandi à Sainte-Paule. C’est donc naturellement dans leur village qu’ils installent, en 2021 juste après la Covid, la Distillerie Chênaie, leur distillerie ! En 2022, ils rénovent un cuvage viticole du XIXe siècle, puis… « tout s’enchaîne : première commercialisation en 2024 et ouverture d’un magasin de vente et dégustation en avril 2026 », détaille Clément.

« Un tour de France des distilleries »

« Le whisky c’est avant tout une passion commune. Lors d’un tour de France en 2019 des distilleries de whisky, nous nous sommes questionnés sur la faisabilité d’une installation. La suite s’est fait toute seule », expliquent Clément, ancien militaire et fils d’agriculteur, et Bertrand alors chef de cuisine.

Leurs produits

Chez Clément et Bertrand, le whisky se distille toute l’année grâce à un alambic de 500 litres. « Après le brassage de l’orge dans la cuve et la distillation, l’alcool sort transparent. Il prendra sa couleur lors du vieillissement qui va durer à minima trois ans », expliquent les amis. L’une des étapes importantes est la sélection des fûts.

« On les récupère chez les vignerons, après avoir goûté le vin, et une fois qu’ils sont fraîchement vidés, sourient-ils. On a aussi des fûts neufs ».

Dans leur boutique-bar, ouverte en avril dernier à Oingt, 4 whiskys : 1 gamme permanente et 3 éditions limitées. En 2025, 2 500 bouteilles ont été vendues. Les distilleurs proposent également la fine des Pierre Dorées, et des liqueurs. « Tout nos produits sont le fruit d’un travail patient. Je suis fier de l’intégralité de nos bouteilles », souligne Bertrand. Par ailleurs, les associés ont noué un partenariat avec un chocolatier et un torréfacteur afin de faire découvrir le whisky sous un autre angle. « Nous élargissons notre commercialisation avec les restaurateurs, et les cavistes. Nous avons à coeur de nous implanter davantage sur le territoire en sourcant notre malt avec une origine AURA. »

En savoir plus sur ce talent : 39 Chem. du Peloux, Sainte-Paule 69620 | 06 69 25 73 34 | Site internet | Courriel | Facebook | Instagram

 

Crédits photos : CD69 - Fabrice Schiff - Julien Bourreau